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La gestion ESG - Les composantes de la gestion ESG

Amundi est convaincue que la responsabilité d’un gestionnaire d’actifs dépasse le cadre purement financier. Amundi se veut un acteur de progrès et d’évolution de son environnement. Consciente de l’importance croissante des questions environnementales, sociales et de gouvernance d’entreprise (ESG), Amundi a choisi de les intégrer progressivement dans ses processus d’analyse et ses décisions d’investissement.

Elle s’en donne les moyens grâce à une notation argumentée des entreprises et des Etats sur ces critères extra-financiers. Cette notation permet également de faire évoluer les entreprises vers une plus grande prise en compte de l’Environnement, du Social et de la Gouvernance. Cette démarche incitative est complétée par un dialogue direct avec elles et une politique de vote engagée lors des assemblées générales.

Notre analyse extra-financière

Dès l’année 2000, Amundi a mis en place une équipe d’analyse extra-financière dédiée qui compte à présent 10 analystes.

L’analyse des entreprises

L’analyse extra-financière identifie les émetteurs (entreprises et Etats) qui ont le meilleur comportement au regard des enjeux du développement durable. En effet, une vision globale des entreprises, allant au-delà de l’aspect purement financier et analysant l’ensemble de leurs risques et opportunités, permet une meilleure appréciation de leur valeur et de leur potentiel de performance à long terme.

L’analyse extra-financière est :

  • tridimensionnelle : environnementale, sociale et de gouvernance,
  • sectorielle : pour comparer les entreprises d’un même secteur entre elles,
  • évolutive : pour identifier les risques et opportunités ESG émergentes susceptibles d’avoir des répercutions sur la performance des entreprises.

La notation ESG des entreprises est mise en œuvre selon un processus formalisé, transparent et traçable.

Le référentiel d'Amundi

L’équipe des analystes extra-financiers a défini un référentiel de critères ESG : 20 critères génériques valables pour tous les secteurs et 22 critères spécifiques selon les secteurs. Ces critères sont fondés sur le respect des lois et directives en vigueur et sur des principes universels portés par de grands textes d’organismes internationaux : l’ONU, l’OCDE, l’Organisation Internationale du Travail…

Dans le cadre de mandats institutionnels, les analystes extra-financiers sont en mesure d’adapter leur référentiel à l’exigence des clients souhaitant investir selon leurs propres valeurs.

Les analystes extra-financiers, en collaboration avec les analystes financiers d'Amundi, élaborent une cartographie des risques et opportunités, définissant l’importance des critères ESG. Autrement dit, plus le risque associé à un critère est important, plus ce critère est pondéré fortement. De plus, cette pondération est spécifique à chaque secteur économique dans la mesure où les enjeux de développement durable diffèrent d’une activité à l’autre.

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Récapitulatif du processus d’analyse

Les analystes extra-financiers notent environ 2900 émetteurs (entreprises et Etats) sur une couverture mondiale. Pour mener à bien leur recherche, ils s’appuient :

  • sur les travaux d’agences de notation spécialisées, sélectionnées en fonction de la finesse de leur référentiel, de la pertinence de leur analyse et de leur réactivité face à l’actualité des entreprises,
  • sur les travaux des sociétés de courtage, des ONG et d’universitaires,
  • et surtout, sur des rencontres très régulières avec les entreprises. Ces réunions sont essentielles à la validation des informations recueillies et à la compréhension, par les entreprises, de leurs enjeux ESG.
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La notation extra-financière des États

Cette approche choisie par les analystes extra-financiers est celle d’une notation ESG (Environnement, Social, Gouvernance) similaire à celle utilisée pour les entreprises. Elle aboutit à une notation des Etats qui s’échelonne entre A et G (A pour les meilleurs et G pour les moins bons).
Pour évaluer les performances des pays, les analystes s’appuient sur des données publiques provenant d’organismes internationaux (Banque Mondiale, Organisation Mondiale de la Santé (OMS, …), d’ONG internationales (Transparency International, spécialiste des problématiques de corruption), ou d’organismes spécialisés tels que le World Ressources Institute (WRI) pour des questions environnementales.
Cette approche s’applique aujourd’hui aux pays développés de l’OCDE et aux pays en fort développement comme le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine.

Référentiel et méthodologie

Le référentiel se décompose en 9 critères (3 environnementaux, 4 sociaux, 2 de gouvernance) qui ont trait au rôle de l’Etat dans les trois domaines ESG : par exemple  « la préservation de la biodiversité » pour l’Environnement, « la santé de sa population », pour le Social et « la transparence de son fonctionnement politique » pour la Gouvernance.
Ces critères sont ensuite déclinés en 3 types d’indicateurs («Compliance »,Actions,Resultats), formant ainsi la base de la méthodologie appelée « CARe » :

« Compliance » ou engagement par la signature et la ratification de chartes, traités, conventions et directives : Protocole de Kyoto, Convention sur les armes à sous-munitions, etc.

« Actions » ou mesures concrètes et directes prises par l’Etat, mise en place de politiques de dépenses publiques pour la santé ou pour l’éducation, etc.

« Résultats » ou indicateurs sur lesquels l’Etat n’intervient pas de manière directe et qui permettent de mesurer la performance d’un pays comme les émissions de CO2/habitant, la quantité de déchets par habitant, le taux de mortalité infantile, d’espérance de vie, le niveau de liberté de la presse.

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Notre recherche quantitative

En relation avec les analystes extra-financiers, la recherche quantitative d’Amundi :

  • propose des pistes de réflexion méthodologique sur la façon d’utiliser les données ESG des fournisseurs ;
  • procède à des simulations historiques sur les critères ESG afin de faciliter l’évaluation des enjeux et la définition des pondérations sectorielles de chacun des critères ;
  • examine, a posteriori, le comportement des titres selon leurs notations ESG afin de vérifier si ces dernières sont source de performance.

En relation avec les gérants, la recherche quantitative :

  • procède à l’audit des processus de gestion existants et propose des pistes d’amélioration ;
  • constitue des portefeuilles modèles à partir de divers signaux dans le cadre d’un budget de risque donné ;
  • établit le suivi du risque et de la performance d’un point de vue ESG.

L’équipe de recherche d’Amundi procède, en outre, à la conception de modèles et à la réalisation d’études quantitatives diverses : analyse de l’impact des notes ESG sur les cours boursiers, comparatifs ISR / non ISR, etc.

Notre politique de vote en Assemblée Générale

L’exercice des droits de vote en AG est un dispositif essentiel de notre responsabilité fiduciaire et de notre rôle d’investisseur responsable.

Dès 1996, Amundi a mis en place sa propre politique de vote mise à jour annuellement pour y intégrer les meilleures pratiques de gouvernement d’entreprise et également, à partir de 2003, de responsabilité sociale et environnementale. Amundi a décidé d’exercer les droits de vote pour la très grande majorité des fonds de droit français et luxembourgeois afin d’assurer au mieux sa responsabilité d’actionnaire.

Notre politique de dialogue actionnarial

L’objectif du dialogue actionnarial a pour objectif :

  • de sensibiliser les entreprises aux enjeux du développement durable afin développer une stratégie cohérente,
  • de les inciter à évoluer vers de meilleures pratiques.

Rencontre aves les entreprises et dispositif de pré-alerte en Assemblée Générale

 La politique d’engagement d’Amundi est conduite par deux entités d’Amundi :

  • L’équipe d’analystes extra-financiers rencontre les entreprises dans le cadre de la réactualisation de leurs analyses sectorielles ou pour aborder des sujets de controverses,
  • La Cellule Corporate Governance gère le dispositif de pré-alerte aux Assemblées Générales des actionnaires.

Tôt dans sa démarche d’actionnaire responsable, Amundi a mis en place un processus de dialogue actionnarial structuré autour d’un système formalisé, consistant à avertir, en amont de l’assemblée, les entreprises pour lesquelles certaines des résolutions d’Assemblée seraient susceptibles d’entraîner un vote négatif de notre part.

Cette procédure systématique, initialement concentrée sur les sociétés du SBF 120, a été élargie depuis 2009, à un groupe de grandes sociétés européennes choisies en collaboration avec l’analyse extra-financière, en fonction de différents critères (taille, % du capital détenu, gouvernance …).

Adhésion à des initiatives collectives d’actionnaires

Tout en continuant de développer le système formalisé de pré-alerte et de dialogue au cas par cas, Amundi a également étendu son processus de dialogue actionnarial au travers de coalitions internationales d’actionnaires.

Amundi soutient, plusieurs initiatives collectives : l’Institutional Investors’ Group on Climate Change (IIGCC), le Carbon Disclosure Project (CDP), le Forest Footprint Disclosure Project, le Water Disclosure Project, l’Access to Medecine Index, le UN Global Compact engagement on leaders & laggards et enfin l’Extractive Industries Transparency Initiative (EITI)

Ces initiatives internationales regroupent des investisseurs institutionnels et des professionnels de la gestion d’actifs. L’objectif ?  Inciter les entreprises à améliorer leurs pratiques et leur communication dans le domaine de la lutte contre le changement climatique et la déforestation, la protection des ressources en eau ainsi que la santé dans les pays en voie de développement. Elles visent également à faire adopter aux industries pétrolières et minières une plus grande transparence dans leurs relations avec les pays dans lesquels elles opèrent.

Le dialogue actionnarial permet à Amundi de participer activement à l’amélioration des pratiques des sociétés dans lesquelles elle investit.

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Notre politique d’exclusion normative

Dans l’ensemble de sa gestion active, Amundi applique des règles strictes qui constituent le socle de sa responsabilité. C’est ainsi qu’elle :

  1. s’interdit tout investissement direct dans les entreprises impliquées dans la fabrication ou le commerce des mines antipersonnel et des bombes à sous-munitions en conformité avec les conventions d’Ottawa et d’Oslo.
  2. exclut les entreprises notées G sur l’échelle de notation extra-financière. La notation G est attribuée aux émetteurs qui contreviennent gravement et de manière répétée à l’un des 10 principes du Pacte Mondial. Dans ce cas, même si l’entreprise identifiée fait preuve de bonnes pratiques sur d’autres critères, elle est proposée à l’exclusion au comité de notation d’Amundi. Ce comité est présidé par le Directeur des fonctions de Pilotage et de contrôle et réunit mensuellement les responsables des principales directions d’Amundi.

* Gestion active : hors OPCVM indiciels et hors ETF

Droits de l'homme

1. Les entreprises sont invitées à promouvoir et à respecter la protection du droit international relatif aux droits de l'Homme dans leur sphère d'influence ; et
2. A veiller à ce que leurs propres compagnies ne se rendent pas complices de violations des droits de l'Homme.

Droit du travail

3. Les entreprises sont invitées à respecter la liberté d'association et à reconnaître le droit de négociation collective ;
4. L'élimination de toutes les formes de travail forcé ou obligatoire ;
5. L'abolition effective du travail des enfants ; et
6. L'élimination de la discrimination en matière d'emploi et de profession.

Environnement

7. Les entreprises sont invitées à appliquer l'approche de précaution face aux problèmes touchant l'environnement ;
8. A entreprendre des initiatives tendant à promouvoir une plus grande responsabilité en matière d'environnement ; et
9. A favoriser la mise au point et la diffusion de technologies respectueuses de l'environnement.

Lutte contre la corruption

10. Les entreprises sont invitées à agir contre la corruption sous toutes ses formes, y compris l'extorsion de fonds et les pots-de-vin.