L'analyse extra-financière
Elle est :
- tridimensionnelle : environnementale, sociale et de gouvernance,
- sectorielle : pour comparer ce qui est comparable,
- évolutive : pour identifier les risques et opportunités ESG émergentes susceptibles d’avoir des répercutions sur la performance des entreprises.
La notation ESG des entreprises est mise en œuvre selon un processus formalisé, transparent et traçable.
L’équipe des 8 analystes extra-financiers ont d’abord défini un référentiel de critères ESG : 20 critères génériques valables pour tous les secteurs et 22 critères spécifiques selon les secteurs. Ces critères sont fondés sur le respect des lois et directives en vigueur et sur des principes universels portés par de grands textes d’organismes internationaux : l’ONU, l’OCDE, l’Organisation Internationale du Travail…
Le référentiel d'Amundi
Les analystes extra-financiers, en collaboration avec les analystes financiers d'Amundi, élaborent une cartographie des risques et opportunités, définissant l’importance des critères ESG. Autrement dit, plus le risque associé à un critère est important, plus ce critère est pondéré fortement. De plus, cette pondération est spécifique à chaque secteur économique dans la mesure où les enjeux de développement durable différent d’une activité à l’autre.
Cartographie des risques : Exemple de critères dans le secteur Automobile et composants
Dans le cadre de mandats institutionnels, les analystes extra-financiers sont en mesure d’adapter leur référentiel à l’exigence des clients souhaitant investir selon leurs propres valeurs.
Les analystes extra-financiers évaluent environ 2600 émetteurs (entreprises et Etats) sur une couverture mondiale. Pour mener à bien leur recherche, ils s’appuient :
- sur les travaux d’agences de notation spécialisées sélectionnées en fonction de la finesse de leur référentiel, de la pertinence de leur analyse et de leur réactivité face à l’actualité des entreprises,
- sur les travaux des sociétés de courtage, des ONG et d’universitaires,
- et surtout, ils rencontrent régulièrement les entreprises.
Ce temps fort de l’analyse est essentiel à la validation des informations et à la compréhension, par les entreprises, de leurs enjeux ESG.
Récapitulatif du processus d’analyse
*Cas d’alerte : valeurs non suivies par les fournisseurs externes : cotations en bourse récente, notamment du fait de leur appartenance à une thématique émergente (solaire, biomasse, etc), de petites capitalisations boursières.
Vos contacts
Isabelle Coquelle-Ricq
Responsable Promotion & Développement
+33 (0)1 76 32 29 21
isabelle.coquelle-ricq@amundi.comMicheline Bourny-Thaumiaux
Chargée de Communication
Promotion de l'Investissement Responsable (ISR) et des Principes de l'Investissement Responsable (PRI)
+33 (0)1 76 33 92 02
micheline.bourny-thaumiaux@amundi.com
La notation extra-financière des Etats : la méthodologie « CARe »
L’approche choisie par les analystes d’IDEAM est celle d’une notation ESG (Environnement, Social, Gouvernance) similaire à celle utilisée pour les entreprises aboutissant à une notation des Etats qui s’échelonne entre A et G (A pour les meilleurs et G pour les moins bons).
Pour évaluer les performances des pays, les analystes s’appuient sur des données publiques provenant d’organismes internationaux (Banque Mondiale, Organisation Mondiale de la Santé (OMS, …), d’ONG internationales (Transparency International, spécialiste des problématiques de corruption), ou d’organismes spécialisés tels que le World Ressources Institute (WRI) pour des questions environnementales.
L’approche CARe s’applique aujourd’hui aux pays développés de l’OCDE et aux pays en fort développement comme le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine
Référentiel et méthodologie CARe
Le référentiel se décompose en 9 critères (3 environnementaux, 4 sociaux, 2 de gouvernance) qui ont trait au rôle de l’Etat dans les trois domaines ESG : par exmeple, « la préservation de la biodiversité » pour l’Environnement, « la santé de sa population », pour le Social et « la transparence de son fonctionnement politique » pour la Gouvernance.
Ces critères sont ensuite déclinés en 3 types d’indicateurs (« Compliance », Actions, Resultats), formant ainsi la base de la méthodologie appelée « CARe ».
« Compliance » ou engagement par la signature et la ratification de chartes, traités, conventions et directives : Protocole de Kyoto, Convention sur les armes à sous-munitions, …
« Actions » ou mesures concrètes et directes prises par l’Etat, mise en place de politiques de dépenses publiques pour la santé ou pour l’éducation, etc.
« Resultats » ou indicateurs sur lesquels l’Etat n’intervient pas de manière directe et qui permettent de mesurer la performance d’un pays comme les émissions de CO2/habitant, la quantité de déchets par habitant, le taux de mortalité infantile, d’espérance de vie, le niveau de liberté de la presse.
Analyse pays
Publications
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Analyse extra-financière du secteur Services aux collectivités pdf I 3945.88 ko
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Analyse extra-financière du secteur Alimentation et Boissons pdf I 2759.30 ko
Extraits de nos autres publications
Y-a-t-il un paradoxe à être une entreprise d’extraction pétrolière mais aussi un acteur
socialement responsable ?
En réponse aux rapports de développement durable de plus en plus fournis des compagnies pétrolières, on ne compte plus les condamnations mettant en cause l’implication des acteurs du secteur dans des désastres environnementaux et sociaux.
Dans un contexte où la demande de pétrole pourrait bientôt dépasser l’offre, le manque de « pétrole facile » pousse les entreprises à exploiter des ressources dans des conditions de plus en plus difficiles et polluantes, tels les sables bitumineux, ou dans des zones à l’environnent fragile, comme les glaciers.
Les entreprises sont contraintes d’aller chercher le pétrole là où il existe des réserves et c’est souvent dans des zones économiquement et politiquement instables où les gouvernements non démocratiques pratiquent des violences sur les populations. Les entreprises se réfugient alors derrière le manque de réglementations contraignantes et la défaillance des Etats pour se dédouaner de leur responsabilité et légitimer leurs mauvaises pratiques. Maintenues à l’écart des contrats de partage de production, les populations locales se voient spoliées d’une richesse qui pourtant leur revient.
Cette étude vise à mettre en lumière les incohérences du secteur et à comprendre jusqu’à quel point, les analystes extra-financiers et les investisseurs peuvent faire pression sur les acteurs du secteur afin qu’elles aient un comportement responsable...
Télécommunications, un appel à plus de responsabilité
D'après l'Union Internationale des Télécommunications, 4,6 milliards de personnes étaient équipées d’un mobile fin 2009, soit environ deux tiers de la population mondiale. Auparavant cantonné aux pays développés, le téléphone portable a trouvé un formidable relais de croissance dans les pays les plus pauvres, où le réseau téléphonique fixe est souvent peu développé, voire inexistant. Ainsi en 2008, trois abonnements sur quatre ont été souscrits dans les pays en voie de développement, contre un sur quatre en 2000.
Un développement aussi diffus et rapide ne se fait pas sans impacts. Des impacts environnementaux, directs (fabrication des téléphones) et indirects (utilisation, déchets). Une étude récente estime que la consommation en énergie d'une heure de conversation téléphonique équivaut à celle d'une machine à laver le linge fonctionnant à 40°C. Au niveau global les émissions de CO2 du secteur représentent un peu moins de 1% des émissions mondiales, pourcentage qui devrait rester stable d’ici 2020. Le secteur des télécommunications a donc un impact relativement faible bien que non négligeable, mais recèle surtout un énorme potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les autres secteurs (bâtiments et réseaux électriques intelligents, visioconférences, télétravail, etc.)...
Le secteur Minier et la Métallurgie
3.5 milliards de personnes vivent dans des pays fortement dépendants des activités minières : entre 2000 et 2004, les minerais ont représenté plus de 50% de la valeur des exportations du Botswana, de la Guinée ou encore de la Zambie. Et les secteurs minier et de la métallurgie sont aujourd’hui omniprésents dans notre quotidien : fabriquer de simples lunettes nécessite de la pierre à chaux, du feldspath et du carbonate de sodium. La « révolution verte » que nous vivons ne pourrait avoir lieu sans les métaux et les minéraux : les véhicules hybrides tirent leur énergie de batteries au nickel, les convertisseurs catalytiques utilisent du cérium et du palladium et la conception d’éoliennes ou de panneaux solaires est très dépendante de ses activités. Les besoins en matière première se diversifient et s’amplifient donc.
Mais le secteur est surtout connu pour les effets irrémédiables que peuvent avoir ses activités sur l’environnement, la santé et la sécurité des employés, mais aussi sur les populations locales. Une pollution due à des émissions de particules peut avoir des conséquences dévastatrices. Les polluants peuvent s’infiltrer à travers le sol et contaminer durablement les terres cultivables et les nappes phréatiques et avoir de graves conséquences sur la biodiversité et la santé des populations locales. Par ailleurs, face à l’augmentation des coûts énergétiques, la pénurie d’eau et d’énergie dans certaine région, les compagnies doivent repenser leur modèle de développement et devenir plus efficientes en améliorant par exemple l’efficacité de leurs hauts fourneaux ou de leurs systèmes de ventilation, ou en optimisant leurs mix énergétique. Ainsi, pour pouvoir se développer de façon durable, l’industrie minière doit trouver des solutions novatrices de développement économique et social...